Avril 2008

Symposium 2008
22 février, 2008

Mary Genino (WAP)

Le Symposium 2008 a réuni près de 200 femmes et hommes pour réfléchir sur l'interaction et la capacité des systèmes de maintenir les gens pauvres et marginalisés, en particulier les femmes.

Le processus utilisé était différent et, d’après les évaluations, il a été très bien accueilli. Désireux d'engager les participants dans une approche plus féminine sur le sujet et souhaitant utiliser une réflexion théologique, le comité de planification a demandé à chaque présentateur de partager ses connaissances et ses expériences de son domaine d'intérêt ou d'expertise, concernant les systèmes et leur impact sur les femmes et les enfants. Ils ont demandé aux participants de dialoguer sur la question, d'où l’émergence de deux questions importantes et d’une mesure concrète que l'on pourrait prendre pour faire une différence positive dans un domaine spécifique. Les questions posées ont été abordées par le groupe des présentateurs à la fin du programme. Afin de mettre un visage humain sur la question, les présentateurs ont été invités à demander à quelqu'un touché par le système de "partager son histoire."

Sœur Catherine Ferguson, SNJM, a prononcé le discours d’ouverture. Sr. Catherine est la fondatrice et coordinatrice de UNANIMA International, une coalition de 16 congrégations de religieuses ayant un statut consultatif spécial à la Commission Economique et Sociale des Nations Unies. Dans son allocution, Catherine a parlé brièvement des Objectifs de Développement du Millénaire (ODM), en rappelant aux personnes présentes les 2015 résultats souhaités.

Chacune des sessions a abordé un système lié aux ODM (la pauvreté, l'éducation, l'immigration, l'égalité des sexes et l'autodétermination des femmes, le développement économique, l'environnement durable), ainsi que la traite des Etres Humains et l'Immigration, qui revêt une importance particulière pour les ‘Southern California Partners for Global Justice’, un groupe dans lequel la province de l’Amérique de l’Ouest joue un rôle important.

Nous avons eu le plaisir d'accueillir Marie Heyser de la Province de l’Amérique de l’Est et une amie qui ont partagé la journée avec nous. Marie et Jeanne Dawber ont pu rester quelques jours pour rendre visite à des Sœurs dans plusieurs congrégations et à CAST, qui offre un abri et des services aux victimes de la traite des êtres humains.


«Les femmes exhortées à penser de manière globale pour éliminer la pauvreté»

... c’était le titre de l’article du journal de l’archevêché de Los Angeles sur le Symposium 2008. L'article a été écrit par un membre de la Famille Elargie SCM, Ellie Hidalgo, avocate pour la justice sociale. Ellie a interrogé certains présentateurs et a participé à plusieurs séances d'intérêt. Dans les extraits suivants elle a souligné quelques points saillants:

Sœur Ferguson  a interpellé les quelques 175 personnes qui participaient au symposium : "Nous devons souffrir les injustices pour sentir avec les pauvres et pour construire une communauté de solidarité. L'éradication de la pauvreté, a-t-elle ajouté, exige une spiritualité "pour le long terme."Elle a encouragé les femmes des États-Unis à s’informer davantage sur les conditions des femmes dans le monde et à "s’ engager à faire ce qu’on peut faire --- un pas à la fois."

L'éradication de la pauvreté exige une spiritualité "pour le long terme".

- Catherine Ferguson, SNJM

Soeur Kathleen Kelly de St Joseph de Carondelet, a guidé une session sur la pauvreté et a encouragé les femmes "à être politiquement actives et à interpeller les membres du Congrès " pour les rendre conscients des Objectifs de Développement du Millénaire. Les États-Unis n'ont pas tenu leur engagement à fournir un financement indispensable aux pays en voie de développement qui s'efforcent d'atteindre les objectifs fixés.

Sœur Susan Maloney (Holy Names) a animé une session sur l'égalité des sexes et a fait remarquer que pendant cette période de campagne présidentielle, les femmes ont une occasion unique de se faire entendre. Elle les a encouragées à prendre contact avec leurs législateurs pour leur dire que «vous voulez la pauvreté des femmes et des enfants à l'ordre du jour". Les candidats à l'élection présidentielle " à chaque minute, guettent où sont les intérêts des électeurs», a déclaré Sœur Maloney. "C'est le bon moment pour qu’ ils vous écoutent."
 

"L'évolution de l'économie mondiale ainsi que la guerre, les troubles politiques et la crise de l'environnement ont augmenté la migration. Actuellement, 200 millions de personnes dans le monde vivent en dehors de leur pays d'origine ", a déclaré Sara Sadhwani, directrice de ‘l'Immigrant Rights project of Asian Pacific American Legal Center de Los Angeles’. "Alors que les immigrants vers les États-Unis travaillent dans les industries de l’agriculture et des services en situation critique, beaucoup découvrent qu'ils ne sont pas pleinement acceptés», dit-elle. " Le paradoxe des migrants c'est que votre présence n'est pas désirée, mais votre travail l’est", observait Sadhwani, qui a animé une session sur l'immigration.

Le paradoxe des migrants: c'est que votre présence n'est pas désirée, mais votre travail l’est.

- Sara Sadhwani

Pour réaliser la réforme de la politique mondiale en matièred'immigration, dit-elle, davantage de personnes devront se soucier de l’interdépendance entre ces questions de la pauvreté, de la migration et des droits humains. Sadhwani a encouragé les participants à engager des conversations difficiles avec leurs voisins et leurs amis. "Essayez de comprendre leur point de vue et ce à quoi ils tiennent et essayez d'avoir une conversation à ce sujet", a-t-elle dit. «Au moins, essayez d’engager ces conversations et d'ouvrir des voies de dialogue, parce que je crois que c'est la seule façon de progresser."  

- publié avec la permission de The Tidings 





 

 

 

 

 

 

 

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