Pere Gailhac

Réflections inspirées de la Litanie en l'Honneur du
Vénéré Jean Gailhac aux étudiants

Vous demandez-vous qui est le Père Gailhac ? Le Père Gailhac est le Fondateur de ma Congrégation religieuse, les RSCM.

Statue of Jean Gailhac, Marymount Palos Verdes College, CAIl est né il y a exactement 200 ans aujourd'hui. C'est une bonne raison pour faire fête et les RSCM du monde entier marquent cette date importante avec des Liturgies, des pélerinages, de nouveaux projets et entreprises associés aux ministères de longue date, ainsi qu'avec l'étude de l'histoire et de la spiritualité des RSCM.

Très jeune, Gailhac apprit de ses parents à être sensible aux besoins des autres. Il avait aussi été inspiré par la conduite de son curé, le Père Martin. Le jeune garçon avait été témoin de sa vie exemplaire, de son intégrité, de sa vision évangélique, de sa foi profonde, de son zèle et de son amour pour l'Église. Le coeur de Gailhac débordait d'enthousiasme.

Le 7 octobre 1821, Monsieur et Madame Gailhac accompagnèrent leur fils au Séminaire. Jean entra au séminaire à un moment important de sa vie. À 18 ans, il avait déjà une excellente formation académique, une vie spirituelle profonde et une solide détermination pour se bien préparer à la prêtrise. Gailhac utilisait tous ses temps libres pour visiter les malades et les prisonniers et pour venir en aide aux curés des paroisses de Montpellier.

Parmi les maladies qu'il voyait à l'hôpital il y trouva surtout celles causées par la prostitution. Gailhac était fort sensible à la situation marginale dans laquelle ces femmes vivaient... il se rendit compte qu'elles étaient victimes de leur contexte social et cela l'émut et le remplit de compassion. En 1834, il établit le Bon Pasteur pour servir de refuge aux prostituées.

Peu après, il étendit son apostolat aux enfants abandonnés. L'idée lui en vint après qu'une femme, portant un nouveau né dans les bras, frappa à sa porte, laissa l'enfant par terre sur le seuil et s'en alla. Gailhac reconnut plusieurs signes, il pria, médita et réfléchit jusqu'à ce qu'il ait reconnu la volonté et le moment choisis par Dieu.

Chapel, Marymount Palos VerdesLe chemin s'ouvrait lentement devant lui. Non seulement les besoins de la société étaient évidents et la situation politique favorable, mais il y avait aussi un groupe de personnes, possédant les qualités humaines et spirituelles nécessaires, qui se sentait attiré par l'idéal du Père Gailhac. C'est par leur sainteté et le don d'eux-mêmes que les apôtres firent connaître et aimer Jésus et qu'ils l'établirent fermement dans les coeurs de ceux qu'ils rencontraient. Le Saint Esprit ne donna pas d'autres moyens à Gailhac pour créer notre Congrégation. Nous, les RSCM, sommes la continuation de Jésus-Christ, et d'une certaine façon, celle des apôtres.

Le Père Gailhac avait un ami de toute la vie : Eugène Cure. Eugène et Appolonie Pélissier étaient mariés et ensemble ils aidaient avec générosité les nombreuses oeuvres du Père Gailhac. Le ménage n'avait pas d'enfants et ils avaient décidé que si l'un des deux disparaissait, l'autre consacrerait toutes ses forces et sa fortune aux oeuvres du Père Gailhac. Lorsqu'Eugène mourut en 1848, sa veuve Appolonie s'offrit ainsi que sa fortune considérable pour aider à la fondation de la communauté religieuse révée depuis longtemps par le Père Gailhac. À cause de sa profonde dévotion pour la Mère de Dieu et de sa devise personnelle : Tout pour Jésus par Marie, Gailhac consacra cette nouvelle oeuvre au Sacré Coeur de Marie. C'est ainsi que débutèrent les Religieuses du Sacré Coeur de Marie en 1849. La Mère Saint Jean était la co-fondatrice et la Supérieure Générale. La petite communauté, formée de cinq femmes, mirent tous leurs efforts et leurs énergies apostoliques au développement de ses oeuvres de Zèle à Béziers, le berceau de notre Institut.

Très tôt, un esprit missionaire inpiré par Gailhac, et aussi par Mère St. Jean Cure Pélissier, était de chercher des oeuvres au delà de la Maison Mère pour y ouvrir des apostolats semblables. En 1868, le désir de s'étendre était devenu urgent. Le Père Gailhac visitait les soeurs dans leurs différents lieux de travail à la Maison Mère. Par ses nombreuses lettres, il restait en contact avec les soeurs envoyées en Irelande, au Portugal, en Angleterre et aux États-Unis. Chaque année il visitait une des communauté à l'étranger, sauf les États-Unis où il ne se rendrait jamais. Mère St. Jean travaillait avec le Père Gailhac et elle gouverna l'Institut jusqu'à sa mort en mars 1869. Le Père Gailhac mourut le 25 Janvier 1890 à l'âge de 88 ans.

La première lecture aujourd'hui est la lettre de St. Paul à Titus. C'est un appel à respecter et à obéir aux lois et à ceux qui détiennent l'autorité. C'est aussi un appel à tous les leaders d'être honnêtes, courtois, sensibles et bons envers tous. L'Évangile nous parle de compassion et de bonté ainsi que de reconnaissance pour les faveurs reçues. À l'exemple du Christ, Gailhac était sensible aux autres. C'était un homme bon et fort, un homme compatissant. Il soignait les malades et aidait les pauvres. Il s'efforçait de soulager les marginaux et les femmes rejetées par la société. Ce faisant, il souffrit d'injustes accusations. Gailhac était réceptif à l'appel de Dieu. C'était un prêtre intègre et fidèle, un homme de courage. Gailhac travailla pour la libération de tous les opprimés, donnant sa vie pour que tous aient la vie. Un homme sans frontières, Gailhac sut répondre aux signes de son temps. Son esprit constamment tourné vers Dieu, il vécut animé de l'ardent désir de faire connaître et aimer Dieu.

Demandons au Fondateur des Religieuses du Sacré Coeur de Marie d'intercéder pour nous. Prions le Seigneur de nous accorder le courage et la générosite de répondre à son appel par l'intercession de son Esprit Saint, et puisse, chacun d'entre nous, faire une différence dans le monde où nous vivons. AMEN !

Antoine Marie Baurier, RSHM
par Antoine Marie Baurier, RSHM,
Province de l'Amerique de l'Ouest

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